Édito du mois d’avril – par Yves

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Récemment j’ai eu l’occasion de lire un article dans la rubrique « Le goût de la vie », de l’hebdomadaire Le PELERIN, qui m’a interpellé. Son titre : « durer dans la foi, une aventure » est en lui-même très évocateur...

Comment au travers des petits et des grands moments de notre vie terrestre, ne pas s’interroger en effet sur ce qui nous porte à croire, ou à refuser de croire ! Bien des situations ou des évènements nous amènent à remettre en question les certitudes que nous croyons avoir. Les injustices, les grands malheurs, les catastrophes, aujourd’hui la pandémie mondiale de COVID-19, sont autant de doutes qui viennent s’imposer à nous.

« Si l’on place la foi entre le doute et la certitude, on se trompe. La foi est une expérience » ( Jean- Paul Longeat, bénédictin)

« La foi n’est pas une certitude intellectuelle [...] elle dépasse la raison humaine. Elle cohabite avec le questionnement et le doute ». Alors, à moins d’ être un « accro » à la Bible et à la liturgie, comment s’y prendre pour durer quand la marche du monde s’évertue systématiquement à nous pousser à voir le contre-exemple ?

L’édito de mars nous aidait à y voir plus clair. Plutôt le regard de l’abeille que celui de la mouche...

« La foi est un acte de confiance dans l’amour de Dieu. Elle s’appuie sur une expérience et sur la mémoire des croyants qui me précèdent. Elle ouvre une relation, et implique une fidélité. Jésus n’est pas l’ami du printemps seulement, mais aussi de l’hiver » (Robert de Cheaib théologien)

Vivre et entretenir sa foi n’est pas une respiration automatique mue par un quelconque système nerveux « réflexe » mais une quête volontaire et personnelle pour rechercher et donner un sens à sa vie. La foi n’est pas qu’une affaire d’intimité avec Dieu au travers de la méditation, de la lecture ou de la liturgie. Mettre sa confiance en Dieu engage à des relations nouvelles avec le prochain. « La vraie foi implique une transformation du croyant. Sans les œuvres accomplies avec amour, la foi meurt » (Robert de Cheaib)

Alors que nous nous préparons à vivre notre acte de foi essentiel au travers de la célébration de la mort et de la résurrection de notre Seigneur Jésus Christ, il est bon de nous conforter les uns les autres et d’ouvrir entre nous un véritable dialogue spirituel. Enrichissons nous de la foi de notre prochain, cela nous permettra de surmonter nos doutes et de conforter notre engagement.

Yves

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