Homélie de la Toussaint

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Nous sommes tellement habitués à entendre ces béatitudes, lors d’un mariage, d’obsèques, d’un évènement heureux ou extraordinaires de notre vie, que l’on pourrait presque dire : « mais que pouvons-nous dire de neuf sur ce sujet !? ».

C’est justement là que nous nous apercevons de la nouveauté de l’Evangile ! Une Parole de plus de deux mille ans, mais qui s’adresse à nous encore dans l’« aujourd’hui de nos quotidiens », comme le rappelle le Pape François. Et célébrer cette grande fête de tous les élus que Dieu a choisis ne peut que nous réjouir : Nous en faisons partie !  Nous avons reçu le Baptême, ou nous sommes en marche pour le recevoir, ou nous nous posons la question de la participation à l’Amour de ce Dieu qui manqueraient dans notre existence.

Voyez-vous chacun aujourd’hui est le bienvenu. Chacun aujourd’hui a une place privilégiée à côté de Dieu. Oh bien sûr, et Jésus le premier, l’expérimente, il y a certainement une immense place encore à prendre dans le cœur de l’Homme qui a tant de peine à se laisser investir par l’Amour de Dieu.

 Mais quand l’Evangile parle de « notre béatitude », c’est aussi pour nous rappeler l’immense courage que nous devons avoir pour continuer d’avancer.

Il y a quelques jours, la liturgie nous faisait entendre ce beau texte de l’histoire de Bartimée. Faudrait-il dire, le premier des saints !?  Parce que ce Bartimée n’a fait qu’un bond, alors qu’il était encore aveuglé par sa maladie, mais aussi par tant et tant de choses qui le clouaient sur son sol pierreux, ou jonché d’immondices. Mais qu’elle joie ne fut pas la sienne quand il a entendu le disciple du Seigneur lui dire : « confiance, lève-toi, il t’appelle ! »

Alors, oui, certainement avec toutes nos pauvretés de cœur, manque d’amour, de miséricorde, de justice, de vérité, nous allons bondir de joie. Non pas une joie qui ne dure qu’un instant, mais une joie éternelle. Parce que notre baptême, est, lui, éternel dans le cœur de Dieu.

J’entendais il y a quelques jours, dans une formation à Paray le Monial, qu’il est impossible de parler de la mission sans faire référence au Père, à son Fils, à l’Evangile, dans un même Esprit, que je voudrais appeler « Saint », parce qu’il l’est d’autant plus depuis la Pentecôte où il a été donné à son Eglise. Jésus ne nous invite pas à « faire des choses » pour devenir meilleur chrétien. Il nous demande seulement que nous nous mettions à l’écouter un peu mieux, à le suivre un peu mieux, à le vivre un peu mieux, et là nous serons vraiment bienheureux.

 J’imagine les Apôtres entendant Jésus sur cette montagne. Ils ne pouvaient être autrement que « embarqués » dans le feu de cet amour dont Jésus parlait si bien au Nom de son Père. Les témoins de la Foi, dont parle l’Apocalypse, c’est bien chacun de nous quand nous sommes sur ce chemin du Christ. La Sainteté, dit le pape François, « n’est pas en dehors de notre vie, elle en fait partie ! » Nous n’avons pas à la chercher, elle est en nous comme une graine prête à pousser. Bienheureux les Saints qui sauront la faire grandir. Et j’espère que nous serons de ceux-là !

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